Surnommée la plante du sommeil, la valériane accompagne les nuits agitées depuis l’Antiquité. C’est aujourd’hui l’une des plantes les plus utilisées en phytothérapie pour la détente du soir, disponible sous de nombreuses formes, de la tisane aux gélules. Voici son histoire, ses usages traditionnels, ce qui la distingue d’autres plantes comme l’aubépine ou de la mélatonine, et les précautions à connaître avant d’en faire une cure.
Histoire de la valériane
La valériane, ou Valeriana officinalis, est une plante vivace originaire d’Europe et d’Asie, aujourd’hui présente aussi en Amérique du Nord. Elle pousse spontanément dans les zones humides, les lisières de forêts et les prairies. Son nom dériverait du latin valere, qui signifie être en bonne santé ou être fort, un nom qui en dit long sur l’importance qu’on lui accordait déjà à l’époque.
Elle était connue des Grecs et des Romains : Dioscoride, médecin et botaniste du premier siècle, la recommandait pour accompagner les nuits difficiles. Au Moyen Âge, on lui prêtait toutes sortes d’usages, jusqu’à la croyance populaire selon laquelle elle éloignait les mauvais esprits. Son usage s’est transmis jusqu’à aujourd’hui, où elle reste l’une des plantes de référence en phytothérapie du sommeil.
Ce que la valériane apporte traditionnellement
La valériane doit sa réputation à sa richesse en principes actifs, notamment les acides valéréniques et les valépotriates, des composés qui interagissent avec le système nerveux central et qui font l’objet de nombreuses études.
Une plante de la détente du soir
La valériane est traditionnellement utilisée pour accompagner l’endormissement et la détente du soir, dans le cadre d’une routine plus large : chambre fraîche et sombre, horaires réguliers, écrans coupés en amont. Si le sujet vous intéresse plus largement, notre article Épuisé au réveil, les 10 voleurs de sommeil détaille tout ce qui peut perturber vos nuits, et notre article Les meilleurs remèdes naturels pour trouver le sommeil approfondit les alternatives naturelles.
Un soutien traditionnel en période de nervosité
La valériane est aussi traditionnellement utilisée en phytothérapie pour accompagner les moments de nervosité passagère et les périodes de surmenage émotionnel. Notre article Réduire son stress de manière naturelle propose d’autres pistes complémentaires à intégrer au quotidien.
Un usage traditionnel plus large
En phytothérapie traditionnelle, la valériane est parfois associée au confort pendant les règles, aux tensions musculaires ou aux troubles digestifs liés au stress, du fait de son action générale de détente sur l’organisme. Ces usages restent traditionnels et n’ont pas fait l’objet d’une validation scientifique officielle : ils ne remplacent en rien un avis médical en cas de douleurs importantes ou récurrentes.
Sous quelle forme consommer la valériane

En infusion
La racine séchée se prépare en infusion, souvent associée à d’autres plantes de la détente comme la camomille ou la mélisse pour une routine du soir plus complète.
En gélules
Les gélules contiennent un extrait concentré de la plante, pratique pour éviter le goût prononcé de la racine et pour doser facilement une cure sur plusieurs semaines.
En huile essentielle
L’huile essentielle de valériane s’utilise en diffusion ou en massage très dilué, en raison de sa forte concentration. Elle est déconseillée chez la femme enceinte, l’enfant, et demande un avis spécialisé avant toute utilisation.
En teinture mère ou en extrait sans alcool
La teinture mère est une préparation concentrée obtenue par macération dans l’alcool, à diluer dans un peu d’eau. Il existe aussi des extraits liquides sans alcool, une alternative pour les personnes qui souhaitent l’éviter.
Valériane et aubépine : quelles différences
La valériane et l’aubépine sont deux plantes traditionnellement associées à l’apaisement, mais leurs usages historiques diffèrent. La valériane est surtout tournée vers le système nerveux : endormissement, nervosité passagère. L’aubépine, elle, est traditionnellement utilisée pour accompagner la sensation de calme en lien avec les palpitations ressenties en période de stress, un usage ancien en phytothérapie cardiovasculaire qui reste à évoquer avec prudence et à discuter avec un médecin en cas de trouble cardiaque diagnostiqué, ces plantes ne remplaçant jamais un traitement. Sur le plan de la tolérance, l’aubépine est généralement bien supportée, tandis que la valériane peut entraîner une somnolence en journée si elle est prise à forte dose.
Valériane ou mélatonine : laquelle choisir
Les deux sont souvent comparées, mais elles n’agissent pas de la même façon. La valériane est une plante traditionnellement utilisée pour accompagner la détente et l’endormissement, particulièrement adaptée quand c’est la nervosité qui empêche de trouver le sommeil. La mélatonine, elle, est une hormone que l’organisme produit naturellement pour réguler le rythme veille sommeil. Elle contribue à réduire le temps d’endormissement, à partir d’une prise de 1 mg juste avant le coucher, et à atténuer les effets du décalage horaire, deux usages bien documentés, particulièrement utiles en cas de décalage horaire ou de travail de nuit. Certaines formules, comme Complexe Sommeil, associent d’ailleurs valériane et mélatonine dans une même cure.
Contre-indications de la valériane
La valériane est généralement déconseillée pendant la grossesse et l’allaitement, faute de données suffisantes sur ces situations. Elle est un sédatif naturel : évitez de l’associer à l’alcool, en particulier avant de conduire ou d’utiliser des machines, et soyez prudent en cas de traitement par des médicaments sédatifs ou anxiolytiques, comme les benzodiazépines, l’association pouvant accentuer la somnolence. Enfin, certaines personnes ressentent une légère baisse de tension après en avoir pris, ce qui impose la prudence en cas d’hypotension.
Complément alimentaire. Ne pas dépasser la dose journalière recommandée. Ne se substitue pas à un mode de vie sain. Demandez l’avis d’un professionnel de santé en cas de grossesse, d’allaitement, de traitement en cours, ou avant de conduire un véhicule.

Questions fréquentes sur la valériane
La valériane crée-t-elle une dépendance ?
Elle est généralement utilisée de façon ponctuelle ou en cure de quelques semaines. Si vous ressentez le besoin d’en prendre en continu sur une longue période pour dormir, il est préférable d’en parler à un professionnel de santé.
Peut-on prendre de la valériane tous les soirs ?
Elle est plutôt pensée pour des cures ponctuelles, en particulier lors de périodes de nervosité ou de sommeil perturbé, avec des pauses entre les cures plutôt qu’une prise continue sur le très long terme.
Combien de temps avant le coucher faut-il la prendre ?
En général, trente minutes à une heure avant le coucher, mais suivez toujours les indications de dosage inscrites sur le produit que vous utilisez.
Peut-on associer valériane et mélatonine ?
Oui, elles sont parfois associées dans une même formule, l’une agissant sur la détente, l’autre sur le rythme veille sommeil. Demandez conseil si vous prenez déjà d’autres compléments pour le sommeil, afin d’éviter les doublons.
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Chaque sommeil et chaque situation sont différents. N’hésitez pas à réserver un rendez-vous téléphonique gratuit avec notre naturopathe.




